jeudi 22 juillet 2010

Une diète durable...

Le monde entier est en crise, l’être humain avec lui-même, les compagnies entre elles, l’être humain avec la nature. Une crise profonde qui durera un certain temps. Les gouvernements y réfléchissent, les organisations non-gouvernementales se bougent, les citoyens s’inquiètent. Le monde est en crise et nous pouvons tous le sentir. Notre société s’écroule. on peut s’accrocher à ces valeurs pour quelques années, mais l’inévitable se profile à l’horizon. Que peut-on y faire ?

Rien disent les pessimistes, attendre l’apocalypse disent d'autres... Pourtant, nous sommes bel et bien vivant, au jour d’aujourd’hui, ici, là. C’est notre monde, notre air, notre eau, notre planète. Nous en faisons parti. Nous ne pouvons changer les décisions de tout un gouvernement ou la politique d’une multinationale. Cependant nous avons un pouvoir, le seul pouvoir qui a réellement dominé nos sociétés ces trente dernières années…le pourvoir d’achat. Tout est articulé autour de lui, de nous, consommateur lambda. Le système existe parce que nous consommons ce qu’il nous propose.

C’esu pourquoi le boycott est l’un e des armes les plus puissantes du citoyen aujourd’hui…et ce pouvoir est loin d’être négligeable surtout si plusieurs personnes prennent part jusqu’à former un mouvement. Le boycott c’est très simple. Il suffit de dire non à quelque chose qu’on ne veut pas supporter. Cela peut-être Coca-Cola, Marlboro, tous ces grands groupes qui participent pleinement à la destruction de notre planète et de nous-même…cela peut-être aussi le boycott de tous les produits animaliers…

Le débat peut durer des heures. L’Homme est-il fait pour manger de la viande ? Ceci est l’argument numéro 1 des défenseurs de la bonne chaire. C’est instinctifs, naturel de manger d’autres animaux…ils le font eux aussi. Certes…pourtant ce n’est pas là que la bât blesse. Quelques personnes seulement vivent encore d’une manière respectueuse envers les animaux, ne consommant que ce qu’ils ont besoin, ne jetant rien, aimant leurs animaux…Le reste ? En France par exemple, 99,5 % de la viande consommée provient des systèmes industriels.

Le mot végétarisme a été inventé pour définir celui ou celle qui décide de ne plus consommer de produits animalier par conviction. Cette tendance est à la mode. En effet, les arguments sont de tailles :
- 51% des gaz à effet de serre proviennent de la production de viande
- 1 milliard d’animaux domestiques sont tués chaque années en France…plus de 60 milliards dans le monde
- Il faut environs 15 000 litre d’eau pour un kilo de bœuf.
- 70 % environs de la déforestation dans la forêt Amazone est due à la production de soja…destinée à nourrir le bétail.
- 1 kilo de beauf émet autant de gaz à effet de serre que 200 km en voiture
- Assez de nourriture est produite dans le monde pour nourrir 12 milliards d’êtres humains, pourtant 1 milliard souffre de malnutrition. Une grosse partie de cette nourriture est en effet réservée aux animaux.
- Il faut en effet 10 kilos de végétaux pour produire un kilo de bœuf.
- un repas avec viande et produits laitier équivaut à un trajet d'environs 4500 kilomètres en voiture, un repas végétalien équivaut à seulement 600 kilomètres.


La liste peut se rallonger, notre planète souffre, la famine détruit des populations entières, l’eau devient une ressource rare…tout à cause de la production de viande industrielles. En 100 ans, un européen est passé d’une consommation de 5 kilos de viande par an à 110 kilos aujourd’hui. Inutile de préciser que le rythme que nous imposons à notre planète et à nous-même est insoutenable.

D’autant plus qu’une diète végétalienne est excellente pour la santé. Des études montrent qu’un végétarien à cinq fois moins de chance d’avoir des maladies cardio-vasculaires. En consommant suffisamment de fruits et légumes chaque jour en prenant bien soin à varier ses repas et l’on ne manque de rien. La souffrance engendrée lors de l’élevage est transmise par le sang, cette souffrance se transforme en agressivité, stress et frustration. Les végétalien sont souvent plus serein. Enfin, l’Homme fut peut-être né carnivore…cela n’empêche pas qu’il peut évoluer, surtout si c’est pour le bien de sa propre espèce. Consommer de la viande comme nous le consommons aujourd’hui est insoutenable pour tous.

Pour ceux qui ne sont pas prêt à faire le pas tout de suite, une simple réduction de sa consommation de viande est déjà un bon pas en avant. En terme d’émissions de gaz à effet de serre, si la France établissait une journée végétalienne par semaine pendant un an cela équivaudrait à enlever 5 millions de voiture des routes française. Donc, pourquoi ne pas instaurer chacun quelques jours végétalien dans nos menus pour commencer…en attendant de prendre une vraie décision.

En somme, une diète durable, c’est une diète qui prenne conscience de son impact sur la nature et les êtres vivants qui partagent cette planète avec nous. Et les actions de tous compte, même isolé nous pouvons avoir un impact, l’important étant toujours de communiquer en partageant ses découvertes avec les autres. Chacun à le pouvoir de changer les choses tout comme le papillon et son battement d’aile…


Pour plus d'infos:

Earthlings, un documentaire qui montre la réalité par rapport au traitement des animaux.


Viande.info, un site internet qui révèle tout sur la viande et son impact sur le monde.

Pour plus d'infos:




Quelques schémas intéressants:
Effet de serre selon l'alimentation
Ressources mondiales de l'élevage
Besoin en eau des aliments
Surfaces de sol nécessaires par aliment

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