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lundi 5 mars 2012

A la recherche de Suelo



Cela fait deux ans que nous avons découvert le site internet de Daniel suelo, cet homme mystérieux qui vit sans utiliser l’argent depuis maintenant 11 ans. Il est l’une des raisons pour laquelle nous avons décidé entreprendre ce voyage de “l’autre côté”, nous voulions découvrir sa tanière et comprendre son histoire. Durant ces 11 années, il a vécu dans une caverne, près de Moab, dans l’état de Utah, pays des canyons et pierres rouges.





Nous abandonnons donc Los Angeles sans trop de regrets après avoir profité une fois de plus de la capitale du gaspillage. Un beau matin d'hiver californien, le ventre plein, nous nous lançons vers l’Est. Nous nous attendons à d’extrême difficultés pour s’échapper de cette mégalopole...et pourtant, à notre grande surprise, rien n’est plus facile. Les “rides” s’enchaînent et nous nous retrouvons vite en plein désert de Mojave. Peu de traffic mais la chance nous sourit. Deux jeunes militaires de la Air Force s’arrêtent. C’est Samedi, jour de repos, ils se baladent sans directions précises et se décident à nous donner un coup de pouce. Sur une route des plus rectilignes qui soit, nous entrons dans une discussion existentielle profonde, Jared et Josh sont touchants, la vingtaine, ils se sentent esclavisés, pris dans une impasse d’où ils ne voient aucune sortie. Notre rencontre les inspirent et ils se font un honneur de prolonger cet instant en nous emmenant jusqu’à Las Vegas à 200 miles de là.

vendredi 27 janvier 2012

"Observe la reality comme elle est"

Le désert s'étend à perte de vue, une route rectiligne le transperce, quelques maisons en bord de route, deux ou trois “deli”. La lumière du petit jour transperce mes paupières closes. Il est 6h 30 du matin, l’heure du petit-déjeuner. Nous sommes au dixième jour, aujourd’hui nous pouvons briser le silence et demain le cours de méditation se termine. Nous nous sentons tous les trois comme neufs, Mike, Yazmin et moi-même après avoir passe dix jours coupé du monde. C’est comme si tout avait changé...ce n’est peut-être que notre perception qui a changé. J’ai le sentiment d’avoir récupéré la vue, comme si je n’avais plus besoin de lunettes. Je vois avec plus de clarté. Nous sommes tous les trois un peu chamboulé. Mike prend l’avion demain pour retourner en Angleterre. Yazmin et moi décidons de rester au centre pour servir pendant deux semaines...l'entrée au centre est gratuite, le centre fonctionne avec les donations, nous décidons de donner notre temps et notre énergie.
Qu’est-ce que Vipassana? Je ne peux pas l’expliquer...Seule l'expérience permet de comprendre cette technique, c’est à chacun de se renseigner et de se lancer dans cette aventure. Je ne peux dire qu’une chose, celui ou celle qui se sent un peu perdu, confus...qui cherche à se (re)trouver, Vipassana est un lieu idéal pour s’isoler et apprendre sur soi, un voyage au centre du soi.

lundi 9 janvier 2012

L'entree aux Etats-Unis...

Une longue file d’attente, des centaines de personnes qui attendent patiemment, tous mexicains. Peu d’expressions sur leurs visages. Cela fait plusieurs heures qu’ils attendent mais ils ne manifestent aucune impatience, aucune colère. Ils ont l’habitude, ils restent tranquilles en attendant que le camarade de devant avance. Ils vont aux Etats-Unis pour un jour ou deux tout au plus, ils n’ont donc pas besoin de visas. Nous passons à côté pour se présenter comme touristes. L’officier de la frontière nous reçoit avec un grand sourire et ne peut s'empêcher de nous raconter sa vie. Il a voyagé, il n’a pas toujours été ici...il aide parce qu’il parle 4 langues. Nous lui racontons le voyage mais il faudra payer 6 dollars de toute façon. “Aux Etats-Unis même l’air se paye” nous dit-il. Yazmin paye l'entrée...elle a un peu d’argent de secours. Voyager sans argent est toujours un challenge lorsque l’on doit traverser les frontières.

mercredi 7 décembre 2011

Dans le désert...

Le désert qui s'étend jusqu'à perte de vue...un soleil de plomb. Au loin une locomotive qui avance lentement, chargeant une centaine de wagons. Peu de trafic, deux voitures sont passées dans la dernière heure. Nous ne sommes plus que deux, deux barbus perdus dans le désert. La situation est intéressante mais sur le moment nous sommes envahis par le doute. La beauté de l'auto-stop réside dans ce doute, cette attente désespérée sur le bord de la route, cette espoir de voir une voiture s'arrêter... L'expérience nous apprend á patienter car quelque soit le lieu, il y a toujours quelqu'un qui s'arrête, ce n'est qu'une question de temps. Et ce moment là, quand nous entendons les freins s'actionner contre les pneus, ce moment là se transforme en une célébration, le véritable fruit de l'attente, un pur moment de bonheur.


Le voyage se complique un peu, nous sommes deux hommes barbus sur les routes du Nord du Mexique. Nous attendons beaucoup...mais parvenons toutefois á nos destination. Nous traversons le désert de San luis Potosi lentement mais sûrement en attendant prés de 5 heures dans une station essence jusqu'au moment où un jeune homme s'approche pour nous dire qu'il ne peut pas nous emmener mais qu'il peut nous donner un joint. Ironie du sort...nous ne fumons pas. Notre réponse le surprend et lui donne confiance...il accepte finalement de nous emmener jusqu'à Zacatecas, á 200 km de là. Il nous laisse dans station essence où nous campons pour repartir sur la route le lendemain en direction de Durango. Un camionneur très intéressé par ce que nous faisons nous offre quatre "gorditas veganas", petites crêpes de mais avec des frijoles et le ventre plein nous commençons notre odyssée. Ce ne sont que 300 km mais nous apprenons que ces routes là sont les plus dangereuses du pays...personne ne s'arrête, nous faisons peur et il nous faudra la journée entière avant d'arriver á durango. Nous restons chez Pedro, un "chicano", mexicain né aux Etats-Unis qui s'est installé dans cette ville peu connue mais agréable. Nous partons le lendemain, pressés d'arriver jusqu'à la cote.

jeudi 1 décembre 2011

De retour sur la route...

"Dia de los muertos", la célébration la plus impressionnante qui soit, démonstration de courage et force d'acceptation. Nous sommes assis sur le mur qui enterre le cimetière, Mike et moi-même, contemplant cette mer de lumières dansantes, centaines de bougies qui ornent les tombent. La tradition s'est conservée, les familles du village se déplacent lentement entre les pierres tombales, toutes décorés de fleurs et de graines. Ils se dirigent vers leurs proches pour leur accorder un peu de leur temps, leur concéder un peu de leurs vies.
Nous enterrons nous-même un chapitre de notre vie, prêt à repartir sur la route.
De l'autre coté du mur, la foire bat son plein, un homme crie dans son micro pour vendre quelques tapis, profanant sans le vouloir le silence des bougies sur les autels. Des milliers de personnes se sont entassées aujourd'hui pour consommer, perpétuer le tradition en se goinfrant de sucreries, hot dogs...




Demain nous partons. Nous ne savons pas exactement pourquoi, nous partons pour comprendre, comprendre ce monde, nous-même, se redécouvrir, délaisser notre zone de confort et découvrir le nord du Mexique.

La sensation du retour sur la route est indescriptible, c'est comme la bicyclette, ça ne se perd jamais. Nous sommes trois cette fois-ci. Michael, moitié anglais, moitié Italien, citoyen du monde qui a voyagé pendant presque un an au Mexique et au Guatemala. Nous nous sommes rencontrés á Cancun en Décembre dernier, deux jeunes en soif d'aventure et qui cherchent á repousser leurs limites...nous nous étions promis de faire un voyage ensemble. Marissa, originaire de Chihuahua au Mexique est dans le cinema, elle voulait s'échapper du Df pour redécouvrir son pays et expérimenter la vie sans argent
Nous sommes finalement parti le 4 novembre depuis la ville de Mexico, heureux de dire adieux à nos commodités et se lancer pour l'aventure. Marissa et Mike s'adaptent á merveilles, deux compagnons de choix. Dés le premier jour nous enchaînons les rencontres intéressantes et parvenons jusqu'à Ocampo sans l'avoir décidé. Le destin nous y a porté au travers de Miguel Angel, un transporteur d'avocat qui insiste pour nous faire gouter le "pulque", et nous dépose au coucher du soleil. Nous sommes á deux pas du sanctuaire des papillons Monarques. Une femme nous offre sa maison en construction pour que nous dormions au chaud et le matin nous négocions un échange avec le responsable du sanctuaire. Nous pouvons voir les papillons en échange d'un peu de traduction.

Après une petite heure de marche, nous découvrons la magie des Monarques, le soleil est encore bas et tous les papillons sont collés aux arbres jusqu'à ce que les premiers rayons réchauffent leurs petites ailes et c'est alors qu'un spectacle extraordinaire commence...il semble que les arbres se transforment sous l'effet du soleil, revêtant une robe orange. Les papillons se laissent tomber, certains échouent sur nos corps ébahis ou sur le sol, d'autres s'élèvent déjà et entament leur danse quotidienne, virevoltant dans un chaos harmonisé.
Les papillons monarques chargent nos coeurs d'énergies, ils ont voyagé des milliers de kilomètres pour venir mourir ici laissant leurs âmes dans ce sanctuaire. Nous repartons le même jour pour arriver á Morelia, une ville coloniale, capitale de l'état de Michoacan. La ville est splendide avec beaucoup de culture et une architecture coloniale trés bien préservé. nous avons un ami, Andres qui nous accueille chez lui. Nous en profitons pour se reposer deux nuits en recyclant des fruits et légumes au marché et du pain. Morelia est agitée par la ferveur politique, la campagne qui précède les élections en 2012 se termine ce même week end. Nous voyons défiler les partisans du PRI, le parti révolutionnaire qui a gouverné pendant 70 ans avant de laisser sa place au PAN, le parti libéral. Miguel Angel, l'un des conducteurs qui nous a pris en stop nous explique la situation très clairement. Avant le PAN la situation n'était pas terrible...mais maintenant c'est pire avec les "Narcos" et la situation économique. Il est vrai que le PRI s'en mettait plein les poches mais au moins il laissait les autres profiter de la corruption aussi. Le PAN garde tout pour lui! Le Mexique est envahi par la corruption et il semble qu'aucun parti est disposé á changer la situation. La plupart des mexicains se résignent...constatant qu'ils vivent dans un des pays les plus riches du monde et que seule une poignée de dirigents en profitent.

Après s'être bien reposé nous repartons sur la route en direction de Patzcuaro. Michoacan est l'un des états les plus dangereux à cause des Narcos, nous le constatons très vite. Nous ne risquons rien en tant que touristes, mais nous pouvons voir la peur dans le regards des automobilistes, nous attendons toutes la journée pour pouvoir enfin arriver jusqu'á la ville qui n'est qu'à 60 kilomètres de Morelia. La guerre contre les "narcos" alimente cette peur, pourtant tous nous disent la même chose. La plupart des cartels ne se mettent pas avec la population, la "familia michoacana" par exemple se comporte plus comme un "robin des bois", ils construisent des écoles et semblent prendre soin de leur peuple. Au final cette guerre n'est qu'une lutte de pouvoir. Nous apprenons que lorsque le PRI était au pouvoir, il y avait une entente avec les cartels, la situation était plus calme. Lorsque le PAN est arrivé au pouvoir, il y eu un changement de main, les alliances se sont rompues et le PAN était soutenus par les riches du Nord du Mexique...La donne a changé est le PAN s'est lancé dans une guerre contre les ennemis de ses amis. Bien entendu, le danger est toutefois présent et il faut faire attention, les Zetas, établis dans le nord ne sont pas aussi respectueux et organisent beaucoup de "kidnapping".

Les gens du Michoacan sont très aimables et généreux. Nous déroulons notre speech et parvenons á recycler sans peine parfois on nous invite. Mike et Marissa ont parfaitement adopté notre rengaine:"nous sommes trois jeunes de France, Italie et Mexique et nous voyageons d'une manière un peu spéciale, sans un sous en poche. Nous cherchons á repousser nos limites et vivre d'une manière plus écologique en consommant le moins possible et en étant le plus possible au contact des locaux. En chemin nous recyclons les fruits, légumes, le pains ou les tortillas que les gens ne veulent pas acheter pour nous alimenter."

Après Patzcuaro, une charmante petite ville au bord d'un lac, nous continuons vers la plage, malgré la peur nous y parvenons au coucher du soleil pour dormir sur le sable chaud de la cote pacifique. Nous longeons ensuite la cote jusqu'à Maruata, un paradis peu connu des touristes ou nous dormons dans un camp de "tortugueros". A l'aube, ils nous laissent même relâcher les tortues qui viennent de naître. Ils protègent les oeufs car la population les mangent et les vendent. Alors que le soleil se lève nous profitons de cet instant magique...est cruel a la fois. 400 adorables petites créatures qui glissent sur le sable pour se faire avaler par des vagues d'une violences inouïes.
Nous continuons sur la cote pour rejoindre Puerto Vallarta et bucerias, une agglomération un peu folle, très touristique, remplie de "gringos"...nous recyclons dans les restaurants et repartons sans attendre pour Guadalajara.
La capitale de Jalisco est la deuxième ville du Mexique en terme de population, une ville enorme ou nous trouvons refuge chez la soeur de Marissa. C'est une ville intéressante et agréable. Nous visitons le centre et rencontrons quelques jeunes qui ont décidé d'occuper le Zocalo. Il n'y a que trois tentes mais ils semblent motivé pour convaincre d'autres de s'unir á eux. Nous découvrons avec grandes joies que les glacier "la michoacana" ont souvent des "paletas" sans bâtons ou écrasés et qu'il nous est possible de les recycler!!! Nous faisons les marchés et nous reposons bien avant de repartir pour Guanajuato. Paulina, une mexicaine activiste de Merida se joint á nous pour faire un bout de route ensemble. Aprés une succession de mauvais choix, nous terminons dans un petit village juste pour le dernier jour de la fête annuelle, tambour et trompette toute la nuit, heureusement nous faisons de bonne rencontre, comme toujours les gens des villages sont plus hospitaliers et généreux, nous dormons dans une maison en construction avec une pizza gentiment offerte dans le ventre.

Au matin nous repartons sur la route et avec quelques difficultés nous parvenons jusqu'à Guanajuato. Voyager sans argent c'est apprendre á marcher. Nous arrivons en périphérie de la ville et restons chez la tante de Paulina. Nous voulons aller au centre et nous terminons avec une marche de 2 heures pour enfin parvenir au centre ville de Guanajuato, un centre coloniale très beau, dédale de ruelle qui se perdent dans des tunnels. Ensuite nous filons tout droit en direction du nord pour Real de Catorze, un village mystique ou l'on peut trouver le "peyotl" un cactus hallucinogène qui pousse en plein milieu du désert. Malheureusement, nous y arrivons pendent une fête nationale....l'endroit est chargé de touristes et nous décidons de nous éloigner un peu, dans un autre village á Estacion Catorze, là oú passe l'un des énormes trains qui parcourent le nord de l'Amérique. Beaucoup de Latinos essayent de s'y embarquer pour rejoindre les Etats-Unis. Nous dormons dans le désert sous un ciel étoilé merveilleux et partons á la recherche des fameux peyotl le matin á l'aube...sans succès. Le désert est cependant magnifique au soleil levant et nous ne regrettons rien.

Le voyage á Quatre ne fut pas compliqué, les mexicains sont des personnes très généreuses et s'il n'y a rien á recycler, il y a toujours quelqu'un pour offrir quelques fruits, du pain et quelques tortillas, base de notre alimentation. Nous campons et parfois nous nous faisons inviter par les pompiers qui sont toujours enchanté de recevoir des voyageurs. Paulina et Marissa décident de rentrer á la ville de Mexico, pressé de retrouver leur confort mais enchantée d'avoir participé á cette expérience. Nous continuons Mike et moi-même en direction de l'ouest pour rejoindre la cote et monter jusqu'à Tijuana.

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lundi 14 mars 2011

Email de remerciements à tous!

Très chers frères, soeurs qui partagent cette merveilleuse terre avec nous,

Nous sommes ceux qui voyagent en stop grâce aux miliers de personnes sur trois continents différents, entre les Pays-Bas et le Méxique. Nous appelons ce voyage le voyage de l’humanité car ce fut seulement possible grâce à ton aide et ta bonne volonté. Nous voulons vous remerciez à tous pour votre foi, confiance, vos sourires, petis mots d’encouragements, un toit que vous nous avez offert et tout l’amour que vous nous avez apportez durant ce voyage. Sans vous, sans toi, nous serions encore en Europe!

Le voyage ouvre l’esprit paraît-il. C’est une chose maintenant certaine pour nous mais ce n’est pas tout. Voyager c’est aussi ouvrir son coeur à l’autre. Le voyage c’est comme un coup de pied dans la porte du destin, s’ouvrir au monde et se laisser porter par le vent, les coïncidences et les rencontres. Voyager c’est laisser son coeur battre au même rythme que celui des inconnus que l'on trouve sur notre route...

Des milliers de conclusions nous viennent à l’esprit lorsque nous pensons à ce voyage...et au final, toutes en reviennent à la même chose: l’amour, cette aventure fut un voyage de l’amour, un voyage à l’intérieur du coeur du monde où nous avons appris à aimer notre prochain et à nous laisser aimer par lui. Nous avons rencontré le vrai humain, notre frère, notre soeur qui nous a prêter main forte dans toutes les situations sans que nous lui demandions. Après plus de 25 000 kilomètres en stop, plus de 18 pays traversés, 330 véhicules de tout genre, des milliers d’inconnus avec qui nous avons partagé un petit bout de notre route...nous ne pouvons en venir qu’à une seule conclusion: nous sommes tous unis, fils et filles d’une même mère, notre terre, tous connectés les uns aux autres.
Merci à tous pour nous avoir ouvert vos coeurs, merci pour avoir cru en nous. Nous aussi nous croyons en vous et nous savons que tous ensemble nous pouvons effectuer le changement auquel nous aspirons tous au fond de nous. Un monde plus juste, plus en harmonie avec la nature et les autres créatures est possible, il suffit d’y croire, d’aimer et de s’ouvrir!
Gracias a todos por ofrecernos sus corazones, sus casas, sus carros a nosotros, humildes viajeros del mundo. Gracias por estar en este mundo y gracias por creer en nosotros. Nosotros también creemos en ustedes y sabemos que todos juntos podemos lograr el cambio que necesitamos todos para vivir mejor, en armonía con la naturaleza, en paz y justicia.

Notre frère Nicola est retourné en Europe quand nous sommes arrivés au Brésil. Benjamin reste pour un petit bout de temps au Mexique en essayant d’accélérer la révolution sur la terre Aztèque. Un nouveau projet est en marche: l’Ecodepa (ecodepa.blogspot.com) Raphael et Nieves retournent en Europe pour donner naissance à un nouvel être humain. La révolution pacifique de l’amour est en marche, elle n’attend que vous!

Pour toutes critiques, commentaires ou quoique ce soit, tu peux nous écrire à:
enarmoniamundo@gmail.com

Pour plus d’informations sur le voyage avec des photos et des liens intéressants tu peux devenir fan de notre groupe Facebook: facebook.com/ForwardTheRevolution

Tout plein d’amour pour tous, et souvenez-vous, nous sommes le changement!

Nieves, Benjamin y Raphael

"La vie est juste un voyage, on peut en changer la direction quand on veut, c’est juste une décision entre l’amour et la peur." Bill hicks
(“ Life is just a ride, and we can change it whenever we want to. It is just a decision between fear and love." Bill hicks.)

vendredi 4 février 2011

Guatemala et Belize jusqu'au Mexique!

C'est toujours lorsque les choses paraissent plus difficile que l'on peut trouver les meilleures alternatives. Nous avons tout essayé pour traverser directement du Honduras au Belize pour éviter de payer de nouveau à la frontière du Guatemala. Parfois, les choses sont plus simples que nous pensons. Ainsi, un peu dépit et avec la peur de devoir utiliser de nouveau de l'argent nous avons fait du stop pour rejoindre la frontière. Très facile, le Honduras devient dans nos coeurs le pays le plus accueillant et le plus ouvert au pouce! A la frontière, nous chargeons nos paroles de bonne volonté et nous contons notre histoire à l'officier des douanes. Il écoute patiemment avec un sourire qui s'agrandit au fur et à mesure que nous avançons. Très simplement, il prend son téléphone, passe un court coup de fil et nous annonce devant nos visages ébahis qu'il peut nous donner une exemption. Si tous les officiers de douanes était comme lui nous pourrions sûrement voyager pour le monde entier sans dépenser un centimes, cet instant peut paraître insignifiant mais il représente une importante bouffée d'espoir pour nous. Un jour peut-être, les frontières s'ouvriront de nouveau et nous pourrons effectivement se déplacer librement sur notre terre.

jeudi 3 février 2011

Honduras...


Le voyage touche à sa fin. Nous sommes sur le point de traverser le Honduras, de là, c'est moins de 1000 kilomètres qu'il nous reste à parcourir jusqu'à Cancun. Une bagatelle après 24 000 kilomètres en stop…la route est notre foyer, l'incertitude notre routine, difficile de s'imaginer dormir chaque nuit sous le même toit, ne plus chercher sa nourriture. Dans quelques semaines, le sommet sur le changement climatique commencera…nous ne voulons pas courir mais il faut se dépêcher un petit peu. Ce serait bête de manquer ça! Nous sommes curieux à l'idée de se présenter là-bas après presque un an de voyage et voir comment nous pouvons stimuler le changement.

mercredi 19 janvier 2011

Pura Vida in Costa Rica


Entrée toute en douceur au Costa Rica avec nos visages pâles et nos passeports rouges...nous marchons au travers de la frontière, nous obtenons nos tampons, doux sourire aux douaniers et nous voilà de l'autre côté, facile...trop facile. De même qu'au Panama, l'auto-stop s'avère très facile...nous n'attendons que quelques minutes avant qu'une voiture s'arrête avec deux jeunes blonds et nous emmène jusqu'à la prochaine ville, Neilly. a peine arrivé, une pluie violente s'abat sur la ville et nous nous réfugions dans un restaurant où la responsable n'hésite pas pour nous offrir à chacun une salade. Au dehors, c'est un vrai déluge, les rues se transforment en rivières...nous patientons un peu puis nous nous baladons en ville pour se faire offrir une pizza et du vieux pains...Le Costa Rica nous fait la fête et nous nous mettons immédiatemment en route pour terminer très vite à Golfito, un petit port situé sur la côte pacifique. La nuit tombée, nous nous présentons devant les pompiers qui nous recoivent avec de larges sourires et nous offrent une chambre digne d'un hotel 4 étoiles avec 4 lits, une salle de bain et de la musique...explosion de joie dans les rangs, les filles sont aux anges. Nous discutons beaucoup avec eux, heureux de nous avoir accueilli ils nous offrent même à chacun une chemise avec le blason des pompiers de Costa Rica. Golfito est un village charmant...nous profitons de l'air doux de l'océan et du soleil interrompu régulièrement par des pluies diluviennes...L'ambiance est détendue, nous recyclons dans les petits restaurants puis après deux jours de repos bien mérité nous repartons sur la route.

Le Stahlratte et Panama!


Stahlratte… étrange comme nom, non ? Un nom bizarre, le genre de nom qui ne peut qu´annoncer quelque chose de très spécial… C´est le nom d´un bateau, un des plus incroyables que nous ayons vu. Nous étions peut-être déjà ¨aveuglés par l´amour¨ face à ce tranquille bateau de guerre, quelqu´un d´autre aurait peut-être trouvé ce ¨rat d´acier¨ hideux avec sa robe de fer rouillée, mais pour nous c´était un rêve… un rêve qui nous emmenait aux îles de San Blas, Panama.

dimanche 21 novembre 2010

Colombie!

Nous rentrons en Colombie par la route la moins parcourue, grâce aux ¨guajiros¨, les habitants du Guajira, une région coincée entre le Vénézuela et la Colombie. Les ¨Wayuu¨ étaient présents dans cette région bien avant l´arrivée des espagnols et bénéficient donc d´un statut spécial. Ils ont les deux nationalités et semblent vivre sous des lois différentes… ils sont redoutés par la population et la police préfère ne pas se mêler de leurs affaires. Alors que nous voyageons à l´arrière d´un camion avec une douzaine de personnes qui carburent au whisky, nous apprenons que lorsqu´il y a un problème entre les ¨guajiros¨, ils s´en occupent eux-mêmes… et ça ne termine pas bien, en général ! Ils nous assurent cependant qu´en étant avec eux, on ne risque rien ! Nos premiers pas en Colombie nous emmènent a Maicao, la principale ville de Guajira. Elle est connue pour son taux assez extraordinaire d´échanges illégaux, dans tous les domaines. Et bien sur, l´essence, qui est 50 fois plus chère qu´au Vénézuela… les Wayuus s´occupent du transport, puisqu´ils sont hors-la-loi, de toute façon !

jeudi 21 octobre 2010

Fascinant Vénézuela...

L'excitation monte alors que nous franchissons la ligne imaginaire à pied qui sépare le Brésil du Vénézuela, nous sommes si curieux à l'idée de traverser l'un des rescapés du socialisme à l'américaine, le pays de Chavez et sa révolution rouge. Un contrôle très limité, un simple tampon, pas de formulaire à remplir et nous voilà en Amérique Latine, de nouveau la langue espagnole qui s'échappe en chantant de la bouche des Vénézuéliens, la musique rythmée dans les rues colorées des villes, petites charrettes qui vendent de la nourriture, sourires... un vrai bonheur d'autant plus que nous découvrons une hospitalité et une générosité qui vont encore au-delà de ce que nous avions connu aux Guyanas ou ailleurs. A peine un geste et nous voilà à l'arrière d'un pick-up, un simple mot et on nous offre du pain et à manger...

vendredi 10 septembre 2010

Du Guyana jusqu'au Vénézuela

Les lieux les moins visités tout comme les routes moins voyagées sont souvent les lieux les plus accueillants, là où les gens sont les plus humains. Le Guyana est l'un de ses pays dont personne ne parle, ni les journaux, ni les touristes...une contrée oubliée qui en devient plus que mystérieuse. Nous débarquons sur les terres guyanaises sans soucis grâce à la police surinamaise qui nous arrange la traversée gratuitement, parfois les choses se présentent à nous sans même que nous le demandions. Nous nous étions rendu au poste de police pour un renseignement et ils se sont sentis obligés de tout organiser pour nous. Résultat, 24 heures plus tard, nous voilà au Guyana. A peine quelques pas au sortir de la douane et nous sentons la différence avec les deux "autres Guyanes", une horde de cris et de visages nous assaillent , billets à la main pour nous convaincre de monter dans leur bus, une bataille perdue avec nous, deux voyageurs sans sous. Dès qu'ils le comprennent, la horde s'écarte puis se referme aussitôt sur les nouveaux arrivés.

vendredi 27 août 2010

Dans les Guyanes...

La guyane s’offre a nous avec sa forêt merveilleuse qui s'élève de part et d’autre de la route qui nous mène a Cayenne. La pluie a cessée, violente, elle s'était abattue subitement sur nous. Peu à peu le concert de cris et de chants d’amour reprend depuis les profondeurs de la jungle. Une brume s'élève de la cîme des arbres enveloppant nos regards d’un voile mysterieux. De l’autre côté de l’atlantique, la guyane est appelée l”enfer vert”, nous comprenons très vite que seuls les ignorants l’appellent comme ça. La guyane, s’est plus un paradis enchanteur doté d’une diversité unique, d’une faune et flore riche qui se déploie sur plus de 90 % du territoire. Une certaine magie se dégage de derrière ces hauts murs de natures, une force attractive qui nous pousse à nous y aventurer faisant sauter nos taux d'adrénalines.

vendredi 23 juillet 2010

La découverte du Brésil

De nouveau sur la route, face à l'aventure, le cœur rempli d'espoir et le pouce levé au bord de l'asphalte. Qu'il est bon d'être de nouveau en mouvement sur la terre ferme, sur des chemins mystérieux qui mènent jusqu'à l'horizon. Le Brésil est l'endroit parfait pour l'amoureux du bitume...des routes qui s'étendent sur des milliers de kilomètres aux travers de steppes arides, déserts rocheux, plaines verdoyantes, jungles luxuriantes...Un véritable rêve qui prend forme de voyage épique...aucun obstacle, le monde nous est ouvert.

mardi 20 juillet 2010

De La Haye à Alméria


Locomotive est maintenant arrivé a Almeria, ville la plus ensoleillée d’Europe. Enfin, Nicola, Raphael et Benjamin peuvent profiter d’un soleil constant pour recharger les batteries de leurs appareils électroniques. Quatorze jours se sont écoulés depuis le grand départ, 2442 kilomètres ont été parcourus avec 25 voitures différentes et plus de 100 personnes ont croisé la route des trois aventuriers avec chacun leurs lots d’histoires passionnantes. Le tout de la manière la plus écologique qui soit.

A la rencontre du Maroc


Mama Africa appelait, doucement, soufflant: “Agi, Agi…”
Il était temps pour la Locomotive de se remettre sur ses rails et continuer son périple écologique. Le départ fut difficile, après une dizaine d’heures d’attente, seul 50 kilomètres ont été parcourus, menant l’équipe aux portes de El Ejido, ville d’Andalousie connue pour le développement récent de serres agricoles qui s’étendent sur des dizaines et des dizaines de kilomètres à la ronde. A l’intérieur, des milliers d’immigrés Africain, souvent illégaux et payés au compte-goutte, assurent la collecte dans des conditions déplorables, arrosés de pesticides à longueur de journée. Ces hommes et femmes se détruisent la santé pour charger, chaque jour, les 2500 camions qui effectueront la livraison des supermarchés européens. Ce “jardin de l’Europe” est une usine à gaz à effet de serre où les démons de l’esclavagisme respirent encore. A la vue de cette véritable mer de plastique, une seule pensée anime les trois explorateurs: Il faut changer nos modes de consommation et acheter local!

De Casablanca à Laayoune


Nous ne voulons pas nous répéter…mais l’information est de première importance. Nicola, Raphael et Benjamin en avaient la certitude, c’est devenu maintenant un fait. L’être humain est bon, chaque être humain sans exception. Cette bonté peut se matérialiser sous différentes formes, un sourire, un repas, une nuit sous un toit ou un simple bonjour. Pour le découvrir, la démarche est simple. Il ne suffit que d’un pas envers une autre personnes, ouvrir son coeur, offrir un sourire et vous le verrez, cette éclat de bonté qui sommeille dans le coeur de chaque être humain.
Pour ceux qui doutent encore, faites l’essai, partez vers l’inconnu, une journée, une semaine ou une année, tentez l’aventure humaine et lancez vous à la rencontre de la nature humaine.L’expérience est unique et révélatrice. Un coeur ouvert en invite d’autres à s’ouvrir, c’est comme une épidémie positive très contagieuse qui peut se répandre instantanément aux quatre coins de la planète.

D'Essaouira à Fuerteventura


La Locomotive de la liberté a mouillé l’ancre sur l’île de Fuerteventura, paradis terrestre pour surfers et amoureux des plages ensoleillés situé dans l’archipel des Canaries…point de rencontre des amoureux de la mer…des marins chevronnés qui profite d’une dernière escale sur ces îles avant de se lancer à la conquête de l’océan Atlantique.
Pour y parvenir, les trois aventuriers n’ont même pas eu besoin de demander…Robin, un grand blond à la peau tanée, capitaine du Robin des Mers, un beau voilier de 10 mètres, ne leur a pas laissé le choix…dès qu’il a su que trois jeunes, en vadrouille sans argent autour du monde, voulaient traverser l’Océan Atlantique, il s’est empressé d’aller à la rencontre de Nicola, Raphael et Benjamin pour en savoir plus sur cette aventure farfelue…sans hésitation, il décide de participer à cette grande aventure en amenant les trois explorateurs jusqu’à FuerteVentura.

Les îles Canaries


Certains lieux sur cette planète recèlent des mystères inexpliqués… Dès les premiers jours, les habitants de Corralejo nous avaient mis en garde. Les îles Canaries ont un pouvoir d’attraction unique…de ces hautes montagnes émanent d’étranges vibrations magnétiques qui ensorcellent quiconque foule ces terres de son pied. Toute personne qui s’est aventurée sur les îles Canaries, aussi loin qu’elle aille, reviendra toujours, attirée par cette force magique, héritage de la civilisation Atlante… Énergies mystiques ou simple merveille de la nature…les îles Canaries regorgent sans aucun doutes de trésors uniques que ce soit au niveau de la culture, de l’histoire ou de ses paysages diverses et magnifiques qui vont de la jungle luxuriante aux désert arides en passant par des plages de sables volcaniques.